8 FILMS QUI PARLENT DE VOYAGE POUR S’ÉVADER DEPUIS CHEZ SOI

Puisque nos possibilités de sortie sont limitées, autant prendre le large en images. On vous a sélectionné huit longs métrages qui abordent l’étranger, la route, la solitude, la nature, l’amour, la cuisine et la famille, pour mieux se projeter dans un avenir qu’on espère plein de projets.

1. L’Auberge espagnole, Les Poupées russes, Casse-tête chinois, de Cédric Klapisch

Xavier part en échange à Barcelone, Xavier assiste au mariage de son ami à Moscou, Xavier traverse l’Atlantique. Un peu comme les aventures de Martine, sauf que Martine, c’est sa copine, à Xavier. Dans sa trilogie qu’on ne présente plus, Cédric Klapisch raconte trois tranches de vie d’un même personnage (Xavier, donc). On suit ses déboires amoureux, ses plans foireux, sa manie de trop penser, son penchant pour les relations compliquées. Et puis, ses voyages. Aussi narrateur, le protagoniste saisit des détails percutants au fil de ses pérégrinations inspirées. Des rues pavées qui jonchent les Ramblas au pont de Brooklyn, c’est comme si on y était. 

2. Mange prie aime, de Ryan Murphy

Rares sont ceux qui verront un chef d’œuvre dans le succès planétaire tiré du livre éponyme. Et honnêtement, ils auront raison. L’histoire, celle d’une quadra qui décide de tout plaquer pour aller manger en Italie, prier à Bali, se taire en Inde et aimer un peu partout, n’a rien de très subtil. Mais le film remémore les dîners à déguster des pizzas recouvertes de mozzarella fondante sur des tables serrées, et le contact avec ses voisins autrement qu’en se tenant la porte du bout des gants. Une sorte de feel-good movie qui ne déçoit pas : on n’en attend pas plus que de belles images et une amourette sans surprise.

3. Il était temps, de Richard Curtis

Pas de destination idyllique, pas de plage paradisiaque. Le long métrage du réalisateur de Love Actually parle d’un autre genre de voyage : dans le temps. Et ça nous va. Tim découvre qu’il a hérité du don familial qui lui permet de revenir à n’importe quel moment de sa vie passée – et potentiellement de le modifier. L’humour est anglais – point forcément positif – et la musique aussi. On visite quand même le Londres branché et les falaises de Cornouailles, en bord de Manche, et on ressort ému.e aux larmes avec une hâte considérable de serrer nos proches dans nos bras. Se rendre compte que, bientôt, ce sera le cas, nous fait un bien fou.

4. Sur la route, de Walter Salles

La recommandation vaut pour le livre et l’adaptation ciné, selon si l’on a plus soif des mots de Kerouac ou des plans de Walter Salles. Entre road-trip sur les routes de l’Amérique des années 50, refuge dans le bayou et scène de danse enivrées et enivrantes dans des apparts douteux d’un New York vintage, qui suinte le jazz et la poésie provocante, Sur la route promet deux heures d’un cocktail culturel et visuel explosif. On se prend même à imiter Kristen Stewart et Garrett Hedlund en dansant sans réfléchir sur un plancher bringuebalant. Avec un rythme moins sûr, sans aucun doute, mais des mouvements tout aussi libres.

5. La Vie rêvée de Walter Mitty, de Ben Stiller

Entre songe et réalité, Ben Stiller nous entraîne dans ses exploits aux quatre coins de la planète, à la recherche d’un photographe quasi fantomatique incarné par Sean Penn. Ici, le héros n’est pas celui qu’on croit. Il a peur, il se perd dans ses pensées et se terre dans un laboratoire photo, loin des paillettes du magazine qui l’emploie (l’américain Life). C’est une erreur qui le pousse à finalement prendre le large et oser sortir de sa routine qui semble l’étouffer. Une ode au courage, à l’imagination débordante qui nous sauve, et à celles et ceux qui œuvrent dans l’ombre.

6. Into the wild, de Sean Penn

Le film a inspiré une génération. Un peu trop, peut-être. Certain.e.s ont tenté de marcher sur les pas d’Alexander Supertramp, alias Christopher McCandless , le héros du film, et l’issue fut tout aussi fatale. Into the Wild donne des envies de grandes épopées hippies jusqu’en Alaska, on vous l’accorde. Mais le message du film reste clair : le bonheur ne vaut la peine que s’il est partagé – et si on reste en vie pour l’expérimenter. Alors on prend ce qu’il y a à prendre : des paysages à couper le souffle, une envie de s’affranchir des codes sociétaux et l’amour de son prochain.

7. Before Sunrise, de Richard Linklater

Vous l’aviez remarqué : la liste manque de femmes. Il faut dire que les premiers rôles féminins se font rares dans le genre, ou indissociables de leurs homologues masculins. C’est encore le cas de Julie Delpy, qui partage l’écran avec Ethan Hawke. Seulement son indépendance et sa finesse font d’elle la véritable héroïne de Before Sunrise. Et puis, on se laisse convaincre par le romantisme de la rencontre, du coucher de soleil sur Berlin et d’une promesse d’amour à laquelle on ose croire. A suivre…

8. Le voyage de Chihiro, de Hayao Miyazaki

La poésie de Miyazaki semble le remède idéal à nos épisodes maussades de confinement. On emboîte le pas de Chihiro dans un monde qui nous échappe, et auquel on ne peut échapper. Elle s’y adapte sans jamais cesser de vouloir retrouver une certaine « normalité », et finit par voir la vie autrement. Un rêve tantôt effrayant, tantôt inspirant, qui donne faim (le Studio Ghibli est connu pour ses représentations gourmandes de plats locaux) et qui ouvre une fenêtre sur un imaginaire réjouissant.

Article de Pauline Machado

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